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Retraite

Régime général (CNAV) et complémentaire AGIRC-ARRCO pour les salariés du privé, retraite des fonctionnaires (CNRACL, SRE, IRCANTEC), retraite progressive, carrière longue, catégorie active, réversion.

Mis à jour le 23 mai 2026

64 ans

Âge légal de départ pour les générations nées à partir de 1968

172 trim.

Durée de cotisation requise pour le taux plein dès la génération 1965

67 ans

Âge du taux plein automatique, sans condition de trimestres

Un audit individuel de votre situation retraite

Nous reconstituons votre carrière complète, détectons les trimestres manquants, évaluons les rachats possibles et comparons vos scénarios de départ. Carrières mixtes public/privé, périodes de travail à l'étranger, cumul de statuts : nous traitons les configurations les plus complexes. Ce n'est pas un simulateur en ligne : c'est un travail d'analyse sur votre dossier réel, avec les caisses concernées et les textes en vigueur.

Ce que vous nous demandez

Quel est l'âge légal de départ à la retraite ?
Tout dépend de votre génération, et la réponse a changé deux fois en trois ans. La loi du 14 avril 2023 (n° 2023-270) avait engagé un relèvement progressif de 62 à 64 ans. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 est venue suspendre ce calendrier. Résultat aujourd'hui : une fourchette entre 62 ans et 9 mois (génération 1963) et 64 ans (générations à partir de 1968). Concrètement, mieux vaut vérifier sa situation personnelle sur info-retraite.fr, le paysage législatif restant mouvant. À noter : l'âge du taux plein automatique (sans aucune condition de durée d'assurance) reste fixé à 67 ans. La suspension de 2026 n'y change rien.
Combien de trimestres faut-il pour partir à taux plein ?
Cela dépend de l'année (et même du trimestre) de naissance. Pour la génération 1965, le compte est de 170 trimestres pour les personnes nées avant octobre, et de 171 trimestres pour celles nées au quatrième trimestre. Le seuil de 172 trimestres (43 ans de cotisation) ne concerne, lui, que les générations à partir de 1966. Article L. 351-1 du Code de la sécurité sociale. Ces trimestres s'apprécient tous régimes confondus : régime général, fonction publique, régimes spéciaux.
Comment est calculée la pension du régime général ?
Trois étages. D'abord, le salaire annuel moyen (SAM) : la moyenne des 25 meilleures années de salaire brut, chaque année étant plafonnée au PASS. Ensuite, ce SAM est multiplié par un taux de liquidation, plafonné à 50 %. Enfin, on applique le rapport durée validée sur durée requise pour ajuster le montant. Si la durée validée est insuffisante à l'âge légal, une décote vient grignoter la pension. À l'inverse, chaque trimestre travaillé au-delà du taux plein déclenche une surcote de 1,25 %. Le calcul paraît mécanique sur le papier ; à l'usage, ce sont les trimestres « réputés cotisés » qui font souvent toute la différence.
Qu'est-ce que la carrière longue ?
Le dispositif vise ceux qui ont commencé à travailler tôt et beaucoup cotisé. Quatre bornes d'âge coexistent (58, 60, 62 et 63 ans) chacune ouverte sous conditions de trimestres cotisés avant un certain âge (16, 18, 20 ou 21 ans selon les cas) et d'une durée minimale d'assurance cotisée. Le hic : les paramètres sont fixés par décret et bougent à chaque réforme. Une simulation auprès de la CARSAT, dossier en main, reste l'unique moyen de savoir si l'on remplit les critères pour sa propre génération.
Quelle est la différence entre la CNRACL et le SRE ?
Deux régimes, deux publics. La CNRACL couvre les fonctionnaires territoriaux et hospitaliers titulaires ; le SRE (Service des retraites de l'État) prend en charge les fonctionnaires civils et militaires de l'État, également titulaires. Les mécaniques sont proches : pension calculée sur le traitement indiciaire brut des six derniers mois d'activité, multiplié par le taux de liquidation et par le coefficient de proratisation. Les divergences se logent dans les détails (bonifications, catégorie active, minimum garanti) chacun ayant ses spécificités. Attention au piège : les contractuels publics ne relèvent ni de la CNRACL ni du SRE. Ils cotisent à la CNAV pour la base et à l'IRCANTEC pour le complémentaire, exactement comme un salarié du privé adossé à l'AGIRC-ARRCO.
Comment fonctionne la retraite progressive ?
Le principe : toucher une fraction de sa pension tout en continuant à travailler à temps partiel. Pour y prétendre, trois conditions cumulatives (avoir 60 ans au moins, totaliser 150 trimestres tous régimes confondus, et exercer une activité salariée entre 40 % et 80 % d'un temps plein. La fraction de pension versée correspond à la quotité non travaillée : 60 % de temps de travail ouvre droit à 40 % de pension. Les trimestres cotisés pendant cette période bonifient la pension définitive lors de la liquidation totale. Depuis la loi du 14 avril 2023 (art. L. 161-22-1-5 et s. CSS), le dispositif est ouvert au secteur privé, aux fonctionnaires et aux professions libérales) une généralisation qui n'allait pas de soi auparavant.
Qu'est-ce que la pension de réversion ?
C'est la part de pension versée au conjoint survivant après le décès de l'assuré. Le taux change selon le régime. Au régime général, 54 % de la pension brute, mais sous conditions de ressources. À l'AGIRC-ARRCO, 60 % sans condition de ressources, en revanche avec une condition d'âge fixée à 55 ans. Dans la fonction publique (CNRACL, SRE), 50 % de la pension civile ou militaire, sans condition de ressources, mais avec des exigences d'antériorité du mariage qu'il faut soigneusement vérifier au cas par cas.
Peut-on racheter des trimestres manquants ?
Oui. Deux motifs ouvrent le rachat : les années d'études supérieures (dans la limite de 12 trimestres) et les années incomplètes où la cotisation n'a pas atteint le seuil de validation des 4 trimestres (art. L. 351-14-1 CSS). Le coût varie fortement selon l'âge au moment de la demande et selon les revenus. Le retour sur investissement, lui, dépend de la pension projetée et de l'espérance de vie. Avant de se décider, une simulation auprès de la CNAV s'impose : pour certains profils, le rachat est rentable au bout de cinq ans ; pour d'autres, jamais.

Une situation à étudier ?